Nutrition infantile

Lait de croissance : une solution simple pour combler les carences nutritionnelles des jeunes enfants

Entre le biberon et les repas en famille, les jeunes enfants traversent une transition nutritionnelle importante. Quel rôle le lait de croissance peut-il jouer pour aider à combler les éventuelles lacunes à cet âge ?

15.09.2026
Fasska

De 1 à 3 ans : une transition nutritionnelle déterminante

L’allaitement maternel est recommandé jusqu’à deux ans et au-delà, parallèlement à une alimentation progressivement diversifiée. Après l’arrêt de l’allaitement, le lait de croissance est l’une des options permettant de compléter une alimentation variée.

Vers 12 mois, l’enfant adopte progressivement l’alimentation familiale. Cette transition peut entraîner des excès de sel et de protéines, ainsi que des apports insuffisants en acides gras essentiels, vitamines et minéraux.

Le lait de croissance est formulé pour répondre aux besoins spécifiques de cet âge, dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée. Il ne remplace pas l’allaitement maternel et ne constitue pas une source unique d’alimentation.

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Environ 500 ml de lait de croissance par jour, soit deux portions, peuvent aider à limiter les excès de sel et de protéines et à réduire le risque d’apports insuffisants en fer, acides gras essentiels et vitamines C et D.

— Synthèse des données scientifiques sur les laits de croissance

Oméga-3 et oméga-6 : essentiels au développement neurologique

Les jeunes enfants ont, à poids égal, besoin de 3 à 5 fois plus de lipides que les adultes. Les oméga-3 et oméga-6 sont notamment essentiels au développement du cerveau, alors que le lait de vache en contient très peu.

Une étude publiée dans Nutrients a observé une amélioration des taux d’acides gras avec une préparation enrichie en oméga-3 et oméga-6. Selon Nutri-Bébé (2013), les enfants consommant du lait de croissance avaient des apports en oméga-6 supérieurs de 77 % et en oméga-3 de 71 %.

Modérer l’apport en protéines : un enjeu de santé à long terme

L’OMS recommande environ 11,4 g de protéines par jour entre 1 et 3 ans, alors que certains enfants en consomment jusqu’à quatre fois plus. L’ESPGHAN associe un apport élevé en protéines à un risque accru de surpoids plus tard dans la vie.

Selon Nutri-Bébé, remplacer le lait de vache par du lait de croissance réduirait l’apport quotidien en protéines d’environ 25 g en moyenne.

Fer : un besoin souvent sous-estimé

Un manque de fer pendant la petite enfance peut avoir des effets durables sur la mémoire et l’apprentissage. Selon l’étude française CARMA, le lait de croissance enrichi en fer pouvait couvrir près de la moitié des besoins quotidiens des enfants qui en consommaient régulièrement.

Apport en sodium : implications pour la santé rénale et cardiovasculaire

L’OMS fixe à 2 g par jour l’apport maximal en sel entre 18 mois et 3 ans, alors que les jeunes enfants en consommeraient généralement environ trois fois plus. Un excès de sel sollicite les reins et constitue un facteur de risque d’hypertension à long terme.

Selon Nutri-Bébé, les enfants consommant du lait de croissance avaient un apport en sodium inférieur de 19 %.

Comparaison avec d’autres types de lait

Une étude menée auprès de près de 3 000 enfants aux Philippines a montré que ceux consommant du lait de croissance avaient des apports plus élevés en fer, zinc et vitamines C, D, E et B, ainsi qu’un risque global plus faible d’apports nutritionnels insuffisants.

Conclusion

Entre 1 et 3 ans, l’alimentation ne couvre pas toujours tous les besoins nutritionnels. Dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée, le lait de croissance peut contribuer à combler certaines de ces lacunes.

L’allaitement maternel est recommandé jusqu’à deux ans et au-delà. Ce produit ne remplace pas le lait maternel et ne doit pas constituer l’unique source d’alimentation de l’enfant. Pour toute question sur l’alimentation de votre enfant, demandez conseil à un professionnel de santé.